La brosse à cheveux de couleur verte

Cette année, le Super Bowl (la finale du championnat organisé par la National Football League (NFL) opposait les Eagles de Philadelphie aux Patriots de la Nouvelle-Angleterre. Pour moi, regarder une finale de football américain, c’est comme regarder une finale de champions League couplée à une finale de NBA : mes émotions sont à chaque fois décuplées. Ce match donc, avait divers enjeux pour les deux équipes : (suite…)



J’ai osé le premier pas

Comme le dernier arrivé de la classe, on nous l’a tous présenté. Son ordinateur en guise de fourniture scolaire, il faisait la tournée des bureaux. « Damien est le petit nouveau de l’équipe d’en face ! », annonçait son manager à chaque fois qu’il dépassait un nouveau service de l’étage. Une semaine s’était déjà écoulée, les habitudes de Damien m’étaient connues : plutôt simples. Un geste timide de la main = bonjour tout le monde. Je pars manger = je disparais à 11 h 45, sans rien vous dire. On prend le goûter ? Une pomme golden à 4h de l’après-midi. Je pars et vous ? Debout, il fixait la salle, celui qu’il croisait le premier du regard avait droit à un hochement de la tête en guise d’au revoir. Ainsi sont rythmées ses journées, à l’angle de cette marguerite, au coin de l’open space. (suite…)



2018 : nous y sommes.

 Nous sommes presque le 01 février 2018 et voici que je me décide enfin à vous présenter mes vœux les meilleurs. Paresse, manque de temps… Que nenni ! Disons que j’ai déjà maille à partir avec cette nouvelle année, qui pourtant ne fait que commencer. Pourquoi ? Je n’en sais fichtrement rien ! De mémoire, je pense avoir toujours attendu « les années nouvelles  » avec espérance, effervescence même parfois – mon esprit avait réussi à se convaincre quelles seraient quoi qu’il en coûte porteuses d’espoir et de réalisations possibles. (suite…)



Reflet, l’histoire d’un cycle de la vie

Huit heures de chirurgie et deux jours de convalescence, mais ce dont je me souviens encore après tout ce temps, c’est bien de l’étreinte de ma mère, celle qui me sortit de mon profond sommeil. Du bac à sable où je jouais la veille, à ce lit d’hôpital, ma vue quasi obscure et ce gros « sparadrap » orange : nul besoin de me dire, je pouvais l’imaginer, ma vie avait changé en l’espace d’une journée. Dehors, mon père, au volant de la voiture, faisait inhabituellement passer sa tête à travers la fenêtre, ses joues perlaient de larmes.

Ma mère me serrait dans ses bras à chaque fois que le médecin passait le pas de la porte comme pour me protéger de ce qu’il allait dire ; les autres fois, elle essayait juste de se faire un transfert de douleur ; l’affliction provoquant des cris insoutenables. Mon père lui, faisait les cent pas dans les couloirs de l’hôpital, pour cacher sa peine, souvent. Deux mois plus tard, il était temps de retirer ce bandage et d’affronter la triste réalité : je fais partie de cette rare catégorie d’enfants nés avec une maladie congénitale qui malheureusement ne se déclenche que bien plus tard après la naissance. À quatre (4) ans, j’ai dû apprendre à me passer de la fonction motrice de mon œil gauche – tout ou presque était à refaire, il nous a fallu réapprendre à vivre. (suite…)



J’ai choisi le succès, l’échec m’a rattrapée… [J’ai lu]

Selon le dictionnaire Larousse (en ligne) , l’échec se définit comme étant un résultat négatif d’une tentative, d’une entreprise, un manque de réussite ; une défaite, l’insuccès, le revers. Exemple : subir un échec. Un mot qui bien souvent s’accompagne d’un autre :  désillusion – le sentiment de quelqu’un qui constate que la réalité est différente de celle qui était imaginée ; désenchantement, déception, mécompte.

Tout est parti d’un fait anodin. Je lisais ce livre dans lequel, il était demandé au lecteur de dresser la liste de ses plus gros échecs et d’en noter les conséquences. J’ai alors pouffé de rire repensant à cet échec essuyé en cuisine, une fois dernière. Il était question de faire cuire du riz blanc sur une gazinière avec laquelle je faisais connaissance pour la première fois. (suite…)



14 fautes d’anglais qui trahissent les francophones

Les anglophones sont polis. Du moins, c’est ce qu’on a pu remarquer. Et pourtant, il y a ces fautes écrites ou parlées qui les font enrager. Mais ils ont souvent du mal à nous le dire, préférant se résoudre à comprendre le sens premier de nos propos plutôt que de nous corriger à chaque mauvais pas.

Pour les besoins de l’article, un kenyan, un japonais-brésilien et un américain se sont prêtés au jeu : énumérer ces erreurs classiques que font les natifs francophones quand ils parlent l’anglais. Je  me permets de vous retranscrire leurs réponses en anglais pour éviter de les dénaturer. (suite…)



Les Générations : de A-Z

Mes chers compatriotes,  je vous ai ici réunis , pour vous parler de la victoire de M. Emmanuel Macron au premier tour de la présidentielle française. Digression. Nous ne sommes cependant pas loin du sujet.

Rappel des faits : il fut un temps, je m’en souviens, où les jeunes générations regardaient avec admiration les plus âgées. Il n’était pas question de battre le fer ensemble ni même de s’asseoir à la même table, il était question de contemplation et d’admiration. (suite…)



Réussir ses prises de parole en public : trucs & astuces.

Il y a de cela quelques mois, j’avais la lourde tâche de m’exprimer devant un public qui comptait près de 150 personnes. Je m’étais préparée du mieux que possible, je connaissais ma présentation par cœur, tel les « lyrics » d’un morceau de rap cher à mon cœur. Ma présentation, je la récitais à qui voulait l’entendre dans mon cercle de travail et m’extasiais devant cette opportunité. Le jour arriva enfin, c’était à mon tour de monter au pupitre quand l’organisateur de l’événement vint me souffler à l’oreille :

– euh Danielle, ta présentation tu la feras en anglais s’il te plait. La majorité du public ne parle pas le français.

Je revis encore, souvent cette scène, sans oublier le clin d’œil de ma supérieure en signe d’encouragement comme pour dire, il va te falloir improviser mais je sais que tu vas t’en sortir. J’avale ma salive, elle a un goût amer et je revois ces heures de préparation en boucle – en français – malheureusement.

(suite…)



Quand le fer croise l’acier

Jusqu’à très peu de temps, je trouvais ridicule l’idée de partager ses expériences les plus douloureuses avec les autres. J’y voyais en certains cas, une faiblesse; surtout quand il est facile, de prévoir à l’avance, lire sur le visage des autres le mot « pitié »- mot auquel, votre image serait longtemps associée.

J’ai cependant appris, que le silence est une arme tout aussi dangereuse qu’une plume qui se couche ou des mots prononcés à la volée, qu’on ne peut rattraper. Nos histoires aussi personnelles soient-elles, sont parfois le déclic que d’autres attendent depuis si longtemps, pour enfin bouger. J’ai aperçu ce petit garçon, que je ne pouvais sauver du regard des yeux et je me suis rappelée de la chance que j’avais, moi, de pouvoir encore écrire. (suite…)



Qu’avez-vous osé d’extra-ordinaire en 2016 ?

La vie ne tient qu’à un fil, tout comme la peur et le courage se partagent le même fil !

Notre objectif en sortant de chez nous, ce dimanche matin, était de faire une balade dans les belles rues de la ville, pour ensuite rejoindre notre domicile, m’étais-je dis… Mais, c’était mal connaître ce groupe de Kényans, qui m’a adopté – après une heure de route et une autre à vadrouiller, nous nous retrouvions à escalader une montagne.

Était-ce prévu ? Non ! Est-ce une activité que j’aurais pensé faire un jour , de moi-même ? Non ayi -pourquoi même ? Étions-nous équipés pour ? Non et Non, nous avons loué tout le matériel sur place ! Et pourtant ce fut un moment si crispant qu’il en est devenu magique ! Nous avons osé, sur un coup de tête ! (suite…)