Quand est-ce le début de l’année chez vous ?

J’échangeais récemment avec des amies sur la notion de « renouveau ». Une envie, une inspiration de changement ? Un esprit et une attitude nouvelle qui nous donne souvent des ailes quand bien même les conditions météo semblent mauvaises ; peut nous importe, nous sommes déjà sur notre petit nuage, prêts à toucher le ciel . Le monde peut bien s’en plaindre, nous ressentons juste que c’est le bon moment, il faut  juste le faire !

Un soir d’août 2014, je me tenais dans ma chambre, un post-it et un feutre en main. Exaspérée par énormément de choses, j’écrivais sur ce bout de papier  » je mettrai tout en oeuvre pour que l’année 2015 soit différente de celle en cours (2014 )- Il est temps de faire bouger les choses. ». Je le collai à l’arrière de la porte de ma chambre, histoire de relire le message chaque matin en partant. En septembre déjà, les choses commençaient à bouger – mais pas comme je l’espérais. Les uns à la suite des autres, je voyais les membres de ma famille séjourner de longs moments à l’hôpital. Il nous fallait parfois concilier heures de boulot et job d’infirmiers, à temps partiel. Cela ne m’avait pas intrigué plus que ça, pour autant. La fin de l’année 2014 suivait donc son cours et moi toujours pleine d’optimisme, je m’activais de mon côté pour rester fidèle à mon post-it. Le mois de décembre arrivait enfin. L’occasion de festoyer, de lever les verres à la nouvelle année, de porter nos rêves et aspirations, très haut dans les cieux.

C’est donc sur cette note pleine d’espoir que janvier 2015 fit son entrée. C’était reparti pour un tour, les miens semblaient vouloir m’abandonner pour de vrai. Au mois d’avril, j’en touchai un mot à ma sœur, lui confessant ce que j’avais écrit sur le post-it et collé à l’arrière de la porte – elle s’était mise à rire avant de me dire :  » il n’y a que toi , Danielle pour penser que ce que tu as écrit sur un bout de papier peut avoir une quelconque influence sur ton quotidien. Oublie ça ! c’est la vie il y a des hauts et des bas. ça va aller ». Que Nenni ! mai et  juin filèrent que nous continuions de toucher le fond, sans trop savoir savoir vers quel saint nous tourner. Je me décidai à brûler le post-it pensant intérieurement que tous les efforts déployés depuis, avaient failli à mes attentes. Continue reading

La fête des Pères !

Mon père et moi faisons certainement partie de cette exception de la théorie de la relation père-fille. Non, nous ne sommes pas les meilleurs amis du monde. Je dirais même plus, je suis peut-être l’un de ses plus grands mystères ! N’empêche, nous sommes ce que la génétique aura fait de plus exact : des copies un peu trop conformes.

Mon père, est celui-là qui s’est vu des fois, contracter deux, voire trois boulots à la chaîne, pour assurer à ses enfants une éducation minimale, correcte, pour qu’un jour nous puissions venir le défier avec nos grandes théories acquises sur les bancs et nos ambitions toujours plus folles les unes que les autres.

Mon père, est également celui qui se tient près de moi, quand j’ai souvent le plaisir d’entendre : « nous sommes désolés, il n’y a plus grand chose à faire ». À ces moments là, dans ses yeux qui suffisent largement à nous infliger chicote et punition, habituellement, je réapprends cette leçon qu’il m’a enseignée, dès le plus jeune âge :

Lui : « Danielle, tu sais combien de temps dure un match de football ?

Moi : « 90 minutes ? »

Lui : « Non ! 90 minutes plus le temps additionnel ; rappelle-toi le temps additionnel à lui seul suffit à renverser le cours d’un match, c’est pour cela qu’il ne faut pas s’arrêter de jouer jusqu’à la fin ! »

C’était sa façon à lui de m’apprendre à ne jamais baisser les bras avant le coup de sifflet final du match qu’est la vie.  Continue reading

Souvenirs d’enfance

Pour les besoins d’un exercice, je devais me remémorer des souvenirs d’enfance – j’en ai tellement ri intérieurement que je me suis décidée, finalement, à les partager avec vous. L’utilisation du pronom « tu » n’est que pur choix stylistique.

Enfant, tu regardais tes petites copines « couper des feuilles » pour imiter leurs mamans à la cuisine, « les filles vous jouez à quoi aujourd’hui? » « On va préparer de la sauce « kplalalala »* La scène se déroulait toujours en version rapide dans ta tête, cette image où tu les vois attroupées à simuler la préparation de la sauce, disposer les poupées, les assiettes de dînettes et faire comme à la maison… Retour à la réalité : toi tu avais sans doute bien mieux à faire, t’adonner à des jeux plus dangereux, par exemple, ou te balancer dans les arbres et reproduire une pâle copie de Tarzan, sans short en peau de léopard, ou encore abattre de pauvres oiseaux dans le ciel avec une corde rouge rigide rattachée à un bout de bois en forme d’ « Y » communément appelé « lance-pierre ». Mais avant, il fallait que ton frère réussisse à convaincre sa bande de laisser sa pénible sœur les suivre. Tu observais la scène de loin, jusqu’à ce que le « ok » te soit donné d’approcher, et enfin tu pouvais gambader dans les rues du quartier. Le pire dans tout cela, c’était bien sûr les midis, lorsque, sous le soleil brûlant de 14 heures, tu te retrouvais à compter tes billes, à attendre d’en gagner encore plus ou à accepter de te séparer de tes préférées s’il t’arrivait de perdre au jeu. Et voilà que ton père arrive, ne sachant plus trop quoi faire de cet enfant qu’il appelait désespérément « ma fille », juste pour se rassurer que tel était bien encore le cas. Quand il était furieux, il décidait de te consigner à la maison. Continue reading

Il était une fois les toilettes.

Selon les données de la Banque mondiale, environ 68% de la population mondiale a accès à des installations sanitaires améliorées. Mais les disparités sont nombreuses : ils sont 7% au Soudan du Sud et 100% dans les pays développés. Cependant, savoir le nombre exact de personnes qui utilisent les toilettes ou s’ils sont utilisés de façon hygiénique ou pas est difficile. Il existe depuis 2001, une organisation mondiale  des toilettes (World Toilet Organization – WTO) qui déclare chaque 19 novembre de l’année : la journée mondiale des toilettes.

Pour vous dire vrai, je ne comprenais pas que l’on puisse célébrer la journée mondiale des toilettes ! Cela m’avait toujours fait sourire mais je pense : plus maintenant. J’ai récemment été emmené à collaborer sur un projet de réflexion d’aménagement d’équipements qui portait sur : des toilettes ! Pourquoi ? Parce que force est malheureusement de constater que certains pays se battent encore pour que leurs populations utilisent les toilettes mis à disposition. Près de 2.4 milliards d’individus vivent encore aujourd’hui sans toilettes ! Après avoir passé une journée entière de réflexion sur le sujet, je ris moins en pensant à la journée mondiale des toilettes. 

Cela parait pourtant évident que les toilettes et les latrines doivent être utilisés pour être efficaces et prévenir la propagation de maladies. Ce n’est cependant pas encore le cas dans certains pays où beaucoup de personnes n’utilisent pas les toilettes, même lorsque il y en a de disponibles. Dans un exercice bien particulier, il nous a été demandé de chercher à comprendre pourquoi ces personnes n’utilisent pas encore les toilettes avant de penser à modifier leurs comportements. 

Certaines recherches montrent que la mauvaise utilisation ou la non exploitation des latrines hygiéniques est liée à différents facteurs :

– L’incohérence des réponses dans les enquêtes : on suppose souvent que les réponses représente les activités de l’ensemble du ménage. En Inde par exemple, une étude a montré que plus de 40 % des ménages avec des latrines ont au moins un membre qui défèque en plein air.

– Le sexe (hommes ou femmes) : une étude en Ethiopie a montré une différence entre l’utilisation des latrines faite par les hommes, les femmes, les filles et les garçons. Continue reading

La Finlande a son école du futur

Les psychologues pour enfants répètent, depuis bien longtemps, qu’il suffit de changer l’approche actuelle de l’éducation pour que les jeunes commencent à vraiment aimer l’école.  Car avant de réellement savoir ce qu’est une salle de classe, presque tous les enfants en âge préscolaire disent qu’ils ont hâte d’y aller, mais au bout de quelques semaines ils déchantent.

Dans la ville finlandaise d’Espoo, à l’ecole Saunalahti,  les enseignants et les professionnels de VERSTAS Architects ont décidé de changer un peu les choses. Ils ont complètement abandonné la structure typique et ennuyeuse, et réinventé l’agencement habituel des salles de classe.

L’espace de 10 500 mètres carrés, rassemble l’école maternelle, l’école primaire, le collège et le lycée, le théâtre, la cantine, la bibliothèque, la salle de gym, et bien d’autres espaces. Les cours ont lieu dans une ambiance détendue, chaque enfant s’assied où il veut, et la communication entre les élèves pendant les leçons est encouragée.

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La plupart des cours sont dispensés en ateliers, chaque enfant ayant la responsabilité de s’asseoir sur une chaise de bureau qui s’adapte à sa hauteur et qui peut rouler jusqu’à l’autre bout de la salle de classe. Continue reading

Décoration : les couleurs de l’année 2016

Chaque année depuis 16 ans, Pantone (société américaine fondée depuis 1866 qui fabrique des nuanciers de couleurs pour les fabricants de cosmétiques) annonce la teinte qui fera notre année et dictera nos envies mode et déco. Pour la première fois en 2016, ce n’est pas une couleur, mais plutôt une association de deux tons qui a  remporté les suffrages.

Après le Marsala en 2015 (couleur à mi-chemin entre un terracotta et un vieux rose), le choix s’est porté cette année sur  le Rose Quartz 13-1520 et le bleu Serenity 15-3919
pantone
Leatrice Eiseman, Directrice exécutif du Pantone Color Institute, justifie le choix de ces couleurs en ces termes : « Les consommateurs recherchent bien-être et plénitude en antidote au stress de nos modes de vie modernes … Ces couleurs créent la balance dans un monde chaotique, en offrant le parfait contrepoint aux vies effrénées et fracturées que la technologie ont apporté. »

Rose Quartz et Serenity offrent une multitude d’harmonies. En se combinant avec des teintes neutres (rose ou gris) ou plus foncées (bleu foncé, noir), le contraste met alors parfaitement en valeur les deux couleurs de l’année 2016. Le ton Pastel est donc lancé !

Si vous vous demandez comment combiner ces deux couleurs dans votre environnement quotidien, voici quelques exemples en images :

2 3 4 dinerWebographie : /blog.maisonsdumonde.com

 

De l’enfer, je reviendrai

– Quatorze chapitres (14), avec une moyenne de douze (12) pages chacun.

– Vingt (21) , le nombre de fois que Nelson Mandela est cité dans le livre. Trois (03) fois Barack Obama et deux (02) pour Paulo Coelho.

– L’avant-propos rédigé par son avocat M. Seri S. Zoukou, annonce très tôt, les couleurs des écrits à suivre :

« Charles Blé Goudé…avait décidé de faire de moi, un des avocats ayant le redoutable privilège de conduire sa défense …. Charles mon ami d’enfance devenu par la force d’un sort injuste, prisonnier de la CPI »

« Une rébellion éclata dans la nuit du 18 Septembre 2002, Charles quitta Manchester, interrompant ses études pour se porter au chevet de la mère patrie »

« …Il ne voulait pas être ministre, il n »a accepté que par obéissance et par solidarité »

– Ces citations qui vous arrachent un fou rire, au fur à mesure que vous tournez les pages du livre :

 » Quand on porte un canari sur la tète, on ne s’aventure pas sur une aire de jeu où les enfants lancent des pierres. »

« C’est quand le mur est fissuré que le lézard pénètre dans la demeure »

« on ne lapide pas un arbre qui ne porte pas de bons fruits »

 » Un fruit bien mur ne pourrit jamais en l’air »

 » ce n’est pas parce qu’on a faim qu’il faut vendre ses dents »

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Lecture Addict

Après avoir été « taguée » par Stéphane et Eugenio, j’ai decidé, à mon tour, de me prêter à l’exercice qui consiste à répondre aux cinq (5) questions suivantes :

1- Quel auteur aimerais-tu faire revenir à la vie ? 

Sans hésiter, je dirais Johann Wolfgang von Goethe. Ce poète et dramaturge allemand a changé ma perception de la poésie et de la littérature de façon générale. De plus, J’aurai deux ou trois petites questions à lui poser, concernant sa théorie sur la lumière qui m’a longtemps fait cogiter (mais bon je sais que vous en foutez un peu car vous ne le connaissez peut-être, ni d’adam, ni d’eve) ! Enfin bref, j’hésitais entre lui et Mark Twain, mais finalement, je serai plutôt enchantée que le premier revienne à la vie.

“Si les singes savaient s’ennuyer, ils pourraient devenir des hommes.” J.W.V.G.

2- Une couverture de livre que tu ne te lasseras jamais de regarder ?

Pour le moment je répondrai aucune ! Je n’ai pas encore tenu de livre entre les mains, dont la première de couverture m’a laissé sans voix, pour l’instant … Qui sait ? Surement mon prochain livre à paraître aux éditions du moment, me procurera enfin cette sensation ( Ps: ceci n’est ni un poisson d’avril  – ni un scoop d’ailleurs ^_^)

3-Quel héros (préciser le livre) aimerais-tu incarner et pourquoi ?

Hercule Poirot ! J’ai honte de vous dire le nombre de Agatha Christie que j’ai eu à lire (33 romans et 20 nouvelles ) tellement je cherchais à cerner le personnage. Je suis sure que même Colombo a un jour pensé à le prendre comme partenaire. à coté je citerai bien Harry Potter, juste pour me former à la magie !!!

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4- De quel livre ne pourras-tu jamais te séparer, même pour un prêt ?

En règle générale je n’aime pas prêter mes affaires, parce qu’elles ne reviennent jamais (on se connait en détails au quartier). J’avais donc du mal à me séparer de mes Paulo Coelho, mais bon, ça c’était avant. Maintenant j’arrive plus facilement à me détacher des romans, une fois que j’en ai tiré l’essentiel.

5-Le genre de romans que tu ne liras jamais ?

« Les romans à l’eau de rose » . Pour faire simple,  disons juste que ce n’est pas mon « genre » et ça ne risque pas de le devenir, un jour prochain.

 Tous ceux qui ont un blog et qui veulent bien participer à l’exercice, sentez vous « tagué » !

Un dimanche à Grand-Bassam

A quoi ressemblent mes dimanches ordinaires à Abidjan ? Si ce dimanche avait été un dimanche classique, voici comment la journée se serait normalement déroulée :
Comme d’habitude je me serais levée tôt pour me rendre à l’église, puis, de retour à la maison, nous nous serions réunis en famille autour d’un bon plat  – sûrement du foufou à la sauce graine – avec fous rires garantis et papotage à n’en plus finir. En début d’après-midi mon téléphone aurait sûrement sonné : coup de fil des amis prêts à partir pour Grand-Bassam ! La destination idéale des dimanche ensoleillés… Nous, on dit « Bassam ». En résumé : ville touristique au bord de la mer, à une heure de route d’Abidjan, connue pour son charme et ses superbes plages. Avec mes amis, en deux temps trois mouvements nous nous serions engouffrés dans une voiture, avec une glacière remplie de boissons fraîches, direction les vagues et le sable fin. Aux alentours de 18h nous aurions regagné Abidjan, après avoir bravé les embouteillages des quartiers de la zone sud.

Ce dimanche 13 mars 2016, comme n’importe quel dimanche, de nombreux abidjanais se sont sûrement laissés tentés par ce plan décrit plus-haut, levés de bonne heure et direction la plage ! Mais cette fois-ci certains d’entre eux ne seront jamais de retour à la maison. Leur chemin aura croisé celui des terroristes. Attaque sanglante : dix-huit morts selon le dernier bilan, à l’heure où je vous écris. Des consignes de sécurité sont données, un numéro vert est communiqué, les forces de sécurité ratissent les zones environnantes, tout le monde est en état d’alerte. Tout est bizarre, tout se mélange, j’ai du mal à digérer ce flot d’informations et toute cette émotion. Je ne cesse de me demander si cette horreur est vraiment arrivée. Assez vite je vois des messages affluer sur les réseaux sociaux et je réalise que la Côte d’Ivoire a été touchée pour de vrai. La Côte d’ivoire a fait son entrée dans le triste cercle des pays dont le risque de menace terroriste s’est transformée en « opération activée ». Aujourd’hui mon pays est désemparé et confus. Ca fait mal.

On en a marre d’être désolés et impuissants face au terrorisme qui frappe où il veut. Quel que soit le pays où l’on se trouve on veut continuer à rêver, parce qu’on veut garder foi en l’avenir même si ce monde semble être à l’agonie. Je ne coulerai pas de larmes pour ces tristes victimes de peur que mes larmes n’ échouent sur les plages de Grand-Bassam, en revanche je leur consacrerai ce billet, même s’il n’exprimera jamais à quel point nous avons le coeur brisé. Nous n’oublierons jamais les victimes de Grand-Bassam, nous prions et nous continuerons de prier pour eux et pour leurs familles.

Bien sûr, il faut dire et redire que le courage est plus fort que la peur, et, une fois nos morts ensevelis, nous retournerons comme nous savons si bien le faire sur les plages de Grand-Bassam. Nous irons sur ces belles plages, en famille, entre amis, pour passer du bon temps… Bassam a tremblé, mais la Côte d’Ivoire est debout. Le courage et la solidarité sont plus fort que la barbarie. Le courage et la solidarité nous aideront à surmonter cette épreuve.
Yako Bassam, Yako Côte d’Ivoire.

 

 

 

Ce mendiant qui égaya ma journée

Les quelques marches qui composent le parvis de l’Église se sont depuis bien longtemps substituées en ses locaux. De bonne heure, il s’y installe tant bien que mal, béquille en mains- jambe amputée et gobelet à jetons disposé devant lui. Il prend le temps de saluer tous ceux qui passent le pas de la porte, osant appeler certains par leurs prénoms. La première fois que nos regards se sont croisés je n’avais aucunement l’intention de lui donner une pièce (je l’avoue). Il m’a salué en disant : « bonjour mademoiselle, bonne messe, en ressortant pensez à moi. Merci «  égrenant ensuite, son chapelet. Tiens c’est nouveau ça, rarement je n’avais vu un mendiant (devant une Église, chapelet en main). En sortant, j’ai finalement cédé en mettant les peu de sous que j’avais, dans son gobelet. Le sourire au lèvres il dit : – « Merci et à demain » !  Je n’en revenais pas, il prévoyait même un lendemain !.

L’Église en question étant sur mon trajet quotidien, je fais l’effort d’y entrer le plus souvent histoire de m’y recueillir. Environ, une semaine passée, avait suffit à M. pour me cataloguer. Il me saluait assez vivement et surtout n’oubliait pas de dire : « au-revoir, bonne soirée à demain ». Un soir, agacé par son attitude, je lui demandai : « mais tu nous reconnais presque tous, tu nous vois entrer et sortir de l’Église pourquoi tu te permets de nous encaisser presque chaque jour ? Alors que la veille par exemple, quelqu’un a pris la peine de faire un geste en ta faveur. Laisse nous souffler un tout petit peu non ? » Toujours le sourire aux lèvres il me répondit :  » ma bonne dame, tous les jours ne se ressemblent pas ; hier tu m’avais peut-être donné ta dernière pièce, aujourd’hui qui sait ? Tu as peut-être gagné au loto et tu pourras m’en donner un peu plus ! Moi je n’harcèle pas –  je tente juste ma chance chaque jour ! «  Continue reading