Jusqu’à très peu de temps, je trouvais ridicule l’idée de partager ses expériences les plus douloureuses avec les autres. J’y voyais en certains cas, une faiblesse; surtout quand il est facile, de prévoir à l’avance, lire sur le visage des autres le mot « pitié »- mot auquel, votre image serait longtemps associée.

J’ai cependant appris, que le silence est une arme tout aussi dangereuse qu’une plume qui se couche ou des mots prononcés à la volée, qu’on ne peut rattraper. Nos histoires aussi personnelles soient-elles, sont parfois le déclic que d’autres attendent depuis si longtemps, pour enfin bouger. J’ai aperçu ce petit garçon, que je ne pouvais sauver du regard des yeux et je me suis rappelée de la chance que j’avais, moi, de pouvoir encore écrire. (suite…)