Catégorie : LA QUOTIDIENNE

Reflet, l’histoire d’un cycle de la vie

Huit heures de chirurgie et deux jours de convalescence, mais ce dont je me souviens encore après tout ce temps, c’est bien de l’étreinte de ma mère, celle qui me sortit de mon profond sommeil. Du bac à sable où je jouais la veille, à ce lit d’hôpital, ma vue quasi obscure et ce gros « sparadrap » orange : nul besoin de me dire, je pouvais l’imaginer, ma vie avait changé en l’espace d’une journée. Dehors, mon père, au volant de la voiture, faisait inhabituellement passer sa tête à travers la fenêtre, ses joues perlaient de larmes.

Ma mère me serrait dans ses bras à chaque fois que le médecin passait le pas de la porte comme pour me protéger de ce qu’il allait dire ; les autres fois, elle essayait juste de se faire un transfert de douleur ; l’affliction provoquant des cris insoutenables. Mon père lui, faisait les cent pas dans les couloirs de l’hôpital, pour cacher sa peine, souvent. Deux mois plus tard, il était temps de retirer ce bandage et d’affronter la triste réalité : je fais partie de cette rare catégorie d’enfants nés avec une maladie congénitale qui malheureusement ne se déclenche que bien plus tard après la naissance. À quatre (4) ans, j’ai dû apprendre à me passer de la fonction motrice de mon œil gauche – tout ou presque était à refaire, il nous a fallu réapprendre à vivre.

 << Le monde n’a pas besoin de savoir ce qui se passe chez vous au quotidien ! Ouvrez les portes et donnez le meilleur de vous-mêmes. >>

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Les Générations : de A-Z

Mes chers compatriotes,  je vous ai ici réunis , pour vous parler de la victoire de M. Emmanuel Macron au premier tour de la présidentielle française. Digression. Nous ne sommes cependant pas loin du sujet.

Rappel des faits : il fut un temps, je m’en souviens, où les jeunes générations regardaient avec admiration les plus âgées. Il n’était pas question de battre le fer ensemble ni même de s’asseoir à la même table, il était question de contemplation et d’admiration. (suite…)



Quand le fer croise l’acier

Jusqu’à très peu de temps, je trouvais ridicule l’idée de partager ses expériences les plus douloureuses avec les autres. J’y voyais en certains cas, une faiblesse; surtout quand il est facile, de prévoir à l’avance, lire sur le visage des autres le mot « pitié »- mot auquel, votre image serait longtemps associée.

J’ai cependant appris, que le silence est une arme tout aussi dangereuse qu’une plume qui se couche ou des mots prononcés à la volée, qu’on ne peut rattraper. Nos histoires aussi personnelles soient-elles, sont parfois le déclic que d’autres attendent depuis si longtemps, pour enfin bouger. J’ai aperçu ce petit garçon, que je ne pouvais sauver du regard des yeux et je me suis rappelée de la chance que j’avais, moi, de pouvoir encore écrire. (suite…)



Qu’avez-vous osé d’extra-ordinaire en 2016 ?

La vie ne tient qu’à un fil, tout comme la peur et le courage se partagent le même fil !

Notre objectif en sortant de chez nous, ce dimanche matin, était de faire une balade dans les belles rues de la ville, pour ensuite rejoindre notre domicile, m’étais-je dis… Mais, c’était mal connaître ce groupe de Kényans, qui m’a adopté – après une heure de route et une autre à vadrouiller, nous nous retrouvions à escalader une montagne.

Était-ce prévu ? Non ! Est-ce une activité que j’aurais pensé faire un jour , de moi-même ? Non ayi -pourquoi même ? Étions-nous équipés pour ? Non et Non, nous avons loué tout le matériel sur place ! Et pourtant ce fut un moment si crispant qu’il en est devenu magique ! Nous avons osé, sur un coup de tête ! (suite…)



Mon top 5 – Lecture 2016

L’année tire à sa fin et j’aimerais profiter de cette plateforme pour partager avec vous ces quelques livres qui ont rythmés mon année.  À vous de faire pareil, en me listant au moins 5 livres, de votre bibliothèque que vous recommanderiez volontiers à lire et à offrir.

1 – Angela Merkel: The Chancellor and Her World (Stefan Kornelius) : une année autobiographique j’ai bien envie de dire ; j’ai passé en revue les livres autobiographiques de personnages politiques qui me fascinent depuis si longtemps. Celui-ci est un must have, si bien écrit et pensé différemment, des autobiographies que j’ai l’habitude de lire. Un extrait :

« this is the secret od her power : Angela Merkel will only get involded in an argument if she knows that she will win in the end. Those who undermine the state… In the end there is no chain of dictatorship, no fetter of oppression that can withstand the strength of freedom. That’s my firm belief, and it will continue to guide me. »

source google images

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En décembre, ils doivent tous être heureux…

Chaque année, à l’approche des fêtes, il est de coutume de voir mon fil d’actualité facebook, grouiller de messages, d’appels à poser des actes de charité en faveur des plus démunis et des orphelins. Certains « tapent l’oeil » sur ces posts, d’autres par contre se laissent prendre par la main ou par le cœur et finissent par faire des dons. Pour avoir longtemps analysé ces cris de cœur, je peux clairement vous dire « qu’on abuse de vous », qu’on vous fait passer le mauvais message et voici pourquoi : (suite…)



Souvenirs d’enfance

Pour les besoins d’un exercice, je devais me remémorer des souvenirs d’enfance – j’en ai tellement ri intérieurement que je me suis décidée, finalement, à les partager avec vous. L’utilisation du pronom « tu » n’est que pur choix stylistique.

Enfant, tu regardais tes petites copines « couper des feuilles » pour imiter leurs mamans à la cuisine, « les filles vous jouez à quoi aujourd’hui? » « On va préparer de la sauce « kplalalala »* La scène se déroulait toujours en version rapide dans ta tête, cette image où tu les vois attroupées à simuler la préparation de la sauce, disposer les poupées, les assiettes de dînettes et faire comme à la maison… Retour à la réalité : toi tu avais sans doute bien mieux à faire, t’adonner à des jeux plus dangereux, par exemple, ou te balancer dans les arbres et reproduire une pâle copie de Tarzan, sans short en peau de léopard, ou encore abattre de pauvres oiseaux dans le ciel avec une corde rouge rigide rattachée à un bout de bois en forme d’ « Y » communément appelé « lance-pierre ».  (suite…)



De l’enfer, je reviendrai

– Quatorze chapitres (14), avec une moyenne de douze (12) pages chacun.

– Vingt (21) , le nombre de fois que Nelson Mandela est cité dans le livre. Trois (03) fois Barack Obama et deux (02) pour Paulo Coelho.

– L’avant-propos rédigé par son avocat M. Seri S. Zoukou, annonce très tôt, les couleurs des écrits à suivre :

« Charles Blé Goudé…avait décidé de faire de moi, un des avocats ayant le redoutable privilège de conduire sa défense …. Charles mon ami d’enfance devenu par la force d’un sort injuste, prisonnier de la CPI »

« Une rébellion éclata dans la nuit du 18 Septembre 2002, Charles quitta Manchester, interrompant ses études pour se porter au chevet de la mère patrie »

« …Il ne voulait pas être ministre, il n »a accepté que par obéissance et par solidarité »

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Lecture Addict

Après avoir été « taguée » par Stéphane et Eugenio, j’ai décidé, à mon tour, de me prêter à l’exercice qui consiste à répondre aux cinq (5) questions suivantes :

1- Quel auteur aimerais-tu faire revenir à la vie ? 

Sans hésiter, je dirais Johann Wolfgang von Goethe. Ce poète et dramaturge allemand a changé ma perception de la poésie et de la littérature de façon générale. De plus, J’aurai deux ou trois petites questions à lui poser, concernant sa théorie sur la lumière qui m’a longtemps fait cogiter (mais bon, je sais que vous en foutez un peu car vous ne le connaissez peut-être, ni d’adam, ni d’eve) ! Enfin bref, j’hésitais entre lui et Mark Twain, mais finalement, je serai plutôt enchantée que le premier revienne à la vie.

“Si les singes savaient s’ennuyer, ils pourraient devenir des hommes.” J.W.V.G.

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"pray for Bassam" écrit au crayon

Un dimanche à Grand-Bassam

A quoi ressemblent mes dimanches ordinaires à Abidjan ?
Comme d’habitude je me serais levée tôt pour me rendre à l’église, puis, de retour à la maison, nous nous serions réunis en famille autour d’un bon plat  – sûrement du foutou à la sauce graine – avec fous rires garantis et papotage à n’en plus finir. En début d’après-midi mon téléphone aurait sûrement sonné : coup de fil des amis prêts à partir pour Grand-Bassam ! La destination idéale des dimanche ensoleillés… (suite…)